Winchester Boys

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 Abandon (AU)

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vane
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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Dim 6 Déc - 21:31

chapitre 9 : Cruelle réalité

Palo Alto, Californie, 3 mois plus tard

Dean se leva comme à son habitude, vers sept heures du matin. Il se lava seul, puis rejoignit son frère et Jess dans la cuisine. Cela faisait un mois qu’ils avaient tous les trois emménagés dans cette petite maison, proche du campus et aussi proche du job de Dean. Il n’avait qu’à faire un trajet de cinq minutes avec son fauteuil roulant, accélérant de temps à autre. Sam, lui, était en pleine période de révisions, ses partiels approchant à grands pas. Quant à Jess, ce matin-là, elle envisageait de fabriquer elle-même les faireparts de leur mariage. Ainsi, après avoir pris le petit déjeuné, Sam se rendit à la bibliothèque, Jess à la librairie et Dean à son travail. Suite à leur conversation avec Sam dans ce bar de Sunnyvale, Dean avait beaucoup réfléchi à la proposition de son cadet. Quelques semaines avant le départ de Sam, les trois Winchester avaient sauvé la mise de Jim Conrad, un garagiste de Palo Alto. Et surtout, il leur avait bien dit que s’ils avaient besoin de la moindre chose, il serait toujours là et qu’il leur était redevable. Alors pourquoi pour une fois, Dean ne pouvait-il pas demander de l’aide à quelqu’un ? Son frère lui avait alors proposé de l’accompagner au garage de Jim mais il avait refusé. Il voulait se débrouiller seul. Il se rappela de cette journée comme si c’était hier. Il était entré dans le petit établissement. Le téléphone sonnait beaucoup, Jim était occupé avec des clients et le pauvre apprenti, David, qui ne devait pas avoir plus de 16 ans, essayait de s’en sortir avec un embrayage qui lui donnait du fil à retordre. Alors afin de ne pas le laisser dans le désarroi, il se rapprocha de lui, fit un signe à Jim qui le salua de son bureau et regarda de plus prêt cette mustang de 75 sur laquelle David travaillait.

D : Tu ne pourras pas arriver à le remonter comme ça.
Da : Quoi ?
D : L’embrayage, tu ne pourras t’en tirer comme ça.
Da : Ah ouais, et vous êtes qui vous ?
D : Tout doux fiston ! Je ne mords pas alors calme-toi. Ca fait combien de temps que t’es là ?
Da : Deux semaines.
D : Ca explique pourquoi tu remontes un embrayage à l’envers. Mais faut bien commencer quelque part n’est-ce pas ?

Dean lui sourit tandis qu’il entendit Jim venir à ses côtés. Il se tourna et lui fit face. Jim était un homme d’une bonne trentaine d’années, brun, les cheveux courts et les yeux bleus. Il s’arrêta devant Dean, observant son fauteuil roulant.

D : Alors Jim, comment tu vas ?
Jim : Moi ça va mais comment…
D : C’était la chasse de trop dirons-nous.
Jim : Bah merde. Et Sam, et John ?
D : Sammy va bien mais papa s’en est pas sorti.
Jim : Je suis désolé.
D : Tu n’as pas à l’être ! Dis-moi ta boite a l’air de bien marcher !
Jim : Oui en effet mais je suis pas mal débordé. En quoi puis-je t’aider ?
D : Euh bah euh… en fait… tu te doutes que je peux plus chasser… et je veux pas rester chez mon frère à rien faire et euh…
Jim : Tu cherches un boulot ?
D : Bah… euh… oui.
Jim : Ne sois donc pas gêné ! Je ne fais que te renvoyer l’ascenseur ! Et puis autant que je m’en rappelle, tu t’y connais bien en mécanique !
D : Ouais je connais deux ou trois trucs…
Jim : Tu rigoles ! Tu m’avais raconté que ton père t’avait tout appris sur la mécanique !

Dean était tout de même gêné de la situation. Demander de l’aide n’était vraiment pas dans sa nature ! Néanmoins, il s’entendait vraiment bien avec Jim et ce job, c’était enfin l’occasion pour lui d’avancer dans la vie et de tourner la page. Jim l’accueillit donc les bras ouverts, quant à David, il lui faudrait un peu plus de temps pour l’apprivoiser. Ainsi, ce matin comme tous les matins depuis trois mois, Dean se rendait au garage de Jim. Il arriva, salua Jim et David, puis se mit derrière le bureau. Ce matin, il devrait passer des commandes et s’occuper de l’accueil. Il n’aimait pas trop cela mais avec Jim ils faisaient un système de roulement. Un jour il était au bureau, un jour il réparait des véhicules. C’était un marché honnête et tout le monde était content. La matinée passa très vite et les derniers clients venaient d’arriver. Dean afficha un splendide sourire.

D : Vous êtes Monsieur et Madame Fox ? Pour le 4x4 ML ?
F : En effet.
D : Cela vous fera 150 dollars.
F : Chérie, tu peux payer notre jeune ami ?
D : Votre voiture sera prête d’ici cinq minutes.

Le vieil homme acquiesça et sortit son journal. Il lisait un article particulièrement écœurant à son goût.

F : Grand dieu, peut-on être animé d’une telle violence ? Regardez-moi cela ! En trois mois c’est le quatrième couple qui est attaqué et à chaque fois un est déchiqueté et l’autre porté disparu ! Quelle horreur ! Ils disent qu’un grizzli peut être coupable de ces atrocités mais à Palo Alto ! Un ours en Californie ! Où allons-nous !

Dean n’écoutait que d’une oreille mais quand il entendit « attaqué », « déchiqueté » et « atrocités », un instinct qui l’avait toujours animé jusque là lui revint en mémoire. Il emprunta le journal au vieil homme, lu l’article dans le détail, puis partit voir Jim en le prévenant qu’il s’absentait pour la journée. Son ami n’eut pas le temps de répondre qu’il était déjà parti à toute vitesse direction la maison. Il savait que ces attaques n’étaient pas normales mais elles lui semblaient beaucoup trop familières pour qu’il n’y prête pas attention. Il devait faire le point sur ces affaires et en avoir le cœur net. Coute que coute.

Il était près de midi et Jess revenait de ses courses. A peu de temps d’intervalle, Sam arriva à son tour. Il s’assit et lut le journal que sa femme venait de lui ramener. Tandis qu’il semblait absorbé par un article, Jess déballa ses achats et expliqua à son homme de quelle façon elle allait faire pour fabriquer ses faireparts. Elle lui parla pendant cinq minutes puis elle comprit qu’il n’écoutait pas le moindre mot de ce qu’elle lui racontait. Elle était prête à presque le secouer quand elle s’aperçut de cet air dur et sérieux qu’il avait, le même qu’il avait eu la veille de son départ pour retrouver son frère et son père à l’époque. Elle n’était pas du tout rassurée de cette attitude :

Je : Mon amour ? Qu’y a-t-il ?
S : Je… euh… un mauvais pressentiment je crois. La dernière fois que j’ai ressenti ça…

Il ne termina pas sa phrase mais Jess avait saisi ce qu’il voulait dire. Elle était inquiète. Elle ne connaissait pas ce genre de sentiment qu’avait Sam mais pour rien au monde elle aurait voulu le ressentir. Elle tenta de faire abstraction de ce que venait de lui dire le cadet et elle se proposa pour préparer le déjeuné. Soudain, la porte d’entrée fut ouverte et refermée violemment. Dean était là, essoufflé. Rien qu’à voir son regard, Sam savait qu’il était au courant et ce sentiment fut réciproque.

D : Tu penses ce que je pense ?
S : Ecoute, c’est peut-être qu’une coïncidence !
D : Putain Sam ne te fous pas de moi ! Le même modus operandi ! Ca ne peut être que lui !
Je : De qui parlez-vous ?
S : De la créature qui a tué notre père…
D : Et a fait de moi un handicapé ! Je te préviens Sam que je ne lâcherai pas l’affaire !
S : Mais enfin Bobby a dit qu’il l’avait tué !
D : Bobby ! C’est ça ! Faut qu’on aille le voir !
S : Bon, ça suffit ! Dean, Bobby a tué cette créature ok ! Ces morts sont probablement liées au surnaturel mais on n’y touche plus, c’est clair !
D : J’irai voir Bobby que tu m’aides ou non !

Et l’ainé partit dans sa chambre préparer ses affaires. Jess observait Sam qui semblait être entrain d’analyser la situation. Elle comprit qu’il avait un choix difficile à faire : croire en son frère ou le ramener à la raison. Le problème était que Sam ne savait pas si Dean avait raison ou non ! Là était le souci majeur. De là où ils étaient, ils entendaient Dean faire son sac, déterminé à se rendre chez le vieux chasseur.

Je : Vas-y.
S : Tu crois ?
Je : Tu en meurs d’envie et puis c’est plus prudent.
S : Tu sais que je t’aime ?

Il se rapprocha de sa femme et l’embrassa tendrement. Puis Sam se dirigea dans sa chambre et commença à faire son sac à son tour. Quelques minutes après, les frères étaient fins prêts pour se rendre dans le Dakota du Sud.


Chez Bobby, Dakota du Sud, le lendemain

Devant l’empressement de Dean pour être chez Bobby au plus vite, il avait bravé sa peur des avions et ils arrivèrent dans le Dakota du Sud le lendemain. Cette phobie avait amusé Sam qui avait du mal à comprendre comment son courageux de frère pouvait avoir peur d’une telle chose ! Bien évidemment, cela avait fait beaucoup moins rire l’ainé qui lui s’impatientait de rencontrer leur vieil ami. Il n’avait plus qu’une chose en tête : savoir si ce wendigo était vraiment mort ! Il devait en avoir le cœur net, et si elle n’avait pas passé l’arme à gauche, il était bien décidé à s’en occuper lui-même, peu importe qu’il soit paraplégique ! Ils arrivèrent à l’aéroport, louèrent une voiture et se rendirent chez Bobby. Une fois sur place, Sam sortit et aida son frère mais une fois ceci fait, ils s’aperçurent que l’entrée de la maison n’était pas du tout adéquate pour le handicap de Dean. Ce dernier, avant même que Sam ne fasse quoi que ce soit, se dirigea vers le siège conducteur de la voiture et klaxonna. Au bout de quelques secondes, Bobby leur ouvrit la porte et descendit les accueillir.

B : Hey ! Salut les garçons ! Vous allez bien !
D : T’as toujours pas aménagé l’entrée ! Comment je fais ?
B : Et bien je vais bien Dean, c’est gentil de demander ! Je ne crois pas que ton père t’ait élevé de la sorte ?

Cette remarque calma aussitôt l’ainé. Dans un sens, Sam était rassuré car Bobby avait le don de canaliser les sentiments de son frère et là, il en avait vraiment besoin ! Dean se ressaisit donc et leur demanda poliment de l’aider à monter. Ils s’exécutèrent et se retrouvèrent tous dans le salon quelques minutes après avec une bière dans la main.

B : Bon, que se passe-t-il les garçons ?
D : Bobby, je vais te poser une question simple. As-tu tué de tes mains le wendigo qui a tué papa et m’a mis dans ce fauteuil ?

Le visage de Bobby qui était souriant jusqu’à présent s’assombrit subitement. Dean comprit qu’il y avait un souci. Le vieux chasseur souffla et fit signe que non à l’ainé. Sam ne comprenait pas non plus, Bobby était venu leur apprendre la mort de cette créature à l’hôpital ! Bobby anticipa la réaction des frères et leur raconta la chasse dans les moindres détails. Une fois qu’il eut terminé, un silence de mort s’installa dans la pièce. Sam craignait la réaction de Dean et il mit dans le mille.

D : Bobby bon dieu, tu aurais dû me dire ça plutôt que de m’assurer que cette créature était morte !
B : Pour moi elle l’était ! C’était impossible qu’elle s’en sorte !
D : Et pourtant c’est le cas bordel !
B : Et alors, ça aurait changé quoi ? Hein ?
D : Je serai parti à sa recherche !
B : Mais bon dieu Dean regarde-toi ! Que veux-tu faire dans ta position ?
D : Alors voilà, le bon vieux Dean est en chaise roulante alors c’est un incapable qui ne sait plus quoi faire de ses 10 doigts c’est ça ?
S : Mais non Dean mais tu ne crois pas qu’il est temps de passer à autre chose ! Tu as une autre vie maintenant…
D : Je ne pensais pas que toi tu me dirais ça ! Putain Sammy elle a tué papa ! Et regarde-moi ! De toute façon je te l’ai dit : je m’en occuperai que tu m’aides, ou pas !

Dean partit dans la cuisine où il put sortir de la maison et s’avancer dans la casse auto. Le cadet et le vieux chasseur étaient très mal à l’aise face à cette situation. Et bon dieu qu’est-ce qu’il pouvait ressembler à John quand il s’y mettait lui aussi ! Sam expliqua alors à Bobby qu’il commençait vraiment à avoir une vie stable et que cela semblait lui plaire. Mais ce wendigo l’avait totalement replongé dans ce sentiment de culpabilité et de vengeance qui l’avait animé peu après l’accident. Retour à la case départ et Sam avait intérêt à le suivre de près s’il ne voulait pas qu’il fasse une connerie. Il partit donc dans la direction empruntée par son frère peu avant.

L’ainé avait préféré sortir de la maison avant de dire des mots qu’il aurait regretté après. Dernièrement il était vraiment à fleur de peau et il n’arrivait pas à comprendre Bobby et Sam ! N’avaient-ils pas envie de venger John ? Et bien s’il le fallait, il le ferait seul, peu en importait le prix ! Soudain son téléphone sonna. Il vit que c’était Jim qui tentait de le joindre. Il n’avait pas vraiment envie de parler puis il pensa qu’il lui devait bien ça vu comment il était subitement parti la veille :

D : Allo.
Jim : Oh Dean, enfin ! Tu es parti si vite ! Tu vas bien ?
D : Oui, euh écoute Jim… je suis désolé mais je sais pas quand je vais revenir…
Jim : Qu’est-ce qui se passe Dean ? Tu peux me le dire à moi !
D : Bah la bête qui a tué papa est encore en vie. Je dois m’en occuper tu comprends ?
Jim : Je vois. Et j’imagine qu’il est inutile de vouloir seulement tenter de te convaincre de ne pas le faire ?
D : En effet.
Jim : Bon. Fais attention à toi tu veux ! Et prend le temps qu’il faudra. Mais tiens-moi au courant quand même, je vais m’inquiéter pour toi.
D : Ok. Merci Jim.
Jim : Prend soin de toi.

Dean raccrocha, un petit sourire aux lèvres. Un peu de légèreté ne lui faisait pas de mal ! Il avait besoin de se calmer et Jim venait de l’y aider malgré lui, à sa façon. Il rangea son téléphone dans sa poche quand il entendit qu’on s’approchait de lui. Il aurait reconnu ces pas parmi mille. Néanmoins, il ne préféra pas commencer la conversation et il attendit.
Sam voulait à tout prix discuter avec son frère, il ne voulait pas qu’il croit qu’avec Bobby ils ne le pensaient pas capable de chasser. C’était tout le contraire à vrai dire et c’est ça qui l’inquiétait plus que tout. Il connaissait assez son frère quand il disait qu’il s’en occuperait qu’il l’aide ou non et puis au fond de lui, Sam rêvait aussi de revanche. Sachant le wendigo encore en vie, il voulait lui aussi en faire de la chair à pâté et le voir souffrir comme son père avait enduré ses blessures mortelles ! Il sortit de la maison et vit que son frère était au téléphone. Il se demanda bien avec qui il pouvait bien parler puis il l’aperçut mettre fin à sa conversation. Sam savait qu’il allait devoir faire le premier pas mais qu’il marchait aussi sur des œufs.

S : Ok Dean, je te suis.
D : Je ne veux pas de ta pitié.
S : Dean, c’est pas de la pitié, c’est un désir de vengeance, tout comme toi, mais mets-toi à ma place bon dieu ! Si j’étais dans ta situation et que j’agissais comme tu le fais à présent, ose me dire que tu ne t’inquièterais pas !

Dean réfléchit un instant à ce que venait de lui dire son frère. En y pensant, Dean n’autoriserait même pas son frère à penser pouvoir chasser ! Alors il devait admettre que sur ce coup, il agissait comme un gamin faisant des caprices.

D : Je sais que je suis invivable ces jours-ci Sammy et je m’en excuse. Mais cette chasse, ce sera la dernière, je te le promets. Tu sais que j’en ai besoin, que je dois m’en occuper.
S : Ouais je sais. Je te connais et c’est pour ça que je viens avec toi. On va en finir avec ce wendigo.

Les frères se sourirent puis ils rentrèrent, reparlèrent de l’affaire avec Bobby et décidèrent de retourner à Palo Alto afin de reprendre point par point les morts que la créature avait laissé derrière son passage. Bobby leur dit de ne pas hésiter à l’appeler en cas de besoin et qu’il viendrait rapidement. Le soir même, ils revinrent à leur maison où Jess les attendait. Le salon avait été dévasté par l’ouragan « mariage » et Sam ainsi que Dean scrutèrent la pièce. La table était couverte de faireparts en cours de réalisation et d’autres terminés, étaient étalés sur la petite table basse. Face à leurs têtes, Jess rigola à pleins poumons :

Je : Vous devriez vous voir ! Ca n’a pas de prix !
S : Mon amour, on va devoir faire des recherches.
D : Euh on va t’aider à ranger.

En voyant la tête de Jess après ce qu’avait dit Sam, l’ainé avait proposé son aide avant qu’elle ne les foudroie que de son regard ! Tous les trois, ils rangèrent les faireparts. Tandis que Dean commençait à s’étaler sur la table du salon, Sam entraina la jeune femme dans leur chambre. Il lui devait la vérité sur ce qu’il allait faire avec son frère. Quand ils entrèrent dans la chambre, il vit qu’elle semblait un peu contrariée. Il ne savait pas si c’était parce qu’il avait interrompu ses préparatifs de mariage ou s’il y avait autre chose.

S : Ecoute je suis désolé d’arriver comme ça et de tout chambouler. Je sais que tu as dû passer des heures à faire ces faireparts…
Je : Oh, c’est pas grave.
S : Je sens que quelque chose te tracasse. Dis-moi ce que c’est ?
Je : Il n’y a rien. Alors ce voyage dans le Dakota du Sud ?
S : Et bien ce qui a tué mon père n’est pas mort. Et avec mon frère on va s’en occuper.
Je : Quant tu dis t’en occuper, ça veut dire que tu vas risquer ta vie ?

Sam baissa la tête. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle comprenne et après tout quoi de plus normal ! Ce n’était pas sa vie alors comment pouvait-elle cautionner cette chasse. Dans un sens, ça lui prouvait une fois encore qu’elle tenait à lui et il voulait à tout prix qu’elle sache que ce sentiment était réciproque. Il ne voulut donc pas la laisser comme ça. Il s’approcha d’elle et posa ses mains sur son visage :

S : Mon amour, on a besoin d’en finir. Pour Dean et moi, c’est ce qui nous permettra de vivre en paix, tu comprends ? Je te promets de faire attention.

Puis il l’embrassa tendrement et la serra fort dans ses bras. Jess était véritablement inquiète de l’avenir des frères et particulièrement de son homme. S’il savait le secret de la jeune femme, peut-être n’irait-il pas chasser… Non, elle ne pouvait pas profiter de ce qu’il lui arrivait pour empêcher Sam d’accomplir ce qui lui permettra d’être en paix avec lui. Elle lui avouerait son secret au moment propice, en espérant qu’elle le trouve rapidement. Il desserra leur étreinte et lui murmura un « je t’aime ». Là, Jess ne put retenir quelques larmes que Sam comprit mais il ne voulait pas la rendre malheureuse. Il l’attira vers le lit et tous deux s’allongèrent. Elle était blottie contre son torse et resta ainsi à écouter les battements de son cœur qui la berçait. Peu de temps après, elle s’endormit dans les bras de son bien aimé.

Dean de son côté commença à consulter les articles nécrologiques sur internet quand une douleur fulgurante lui prit dans le dos. Encore un fichu spasme ! Il récupéra une boite de calmant dans sa poche, avala deux comprimés qui firent effet en peu de temps. Il commençait sérieusement à en avoir marre de tout ça et jura qu’il allait en finir avec ce wendigo, peu en importait le prix.


Garage de Jim, Palo Alto, au même instant

Jim venait de fermer son garage. Il faisait nuit noire mais il restait encore de la paperasse. Il devait admettre que l’absence de Dean le pénalisait lourdement et il était bien content d’avoir un associé de la sorte qui l’aidait aussi bien que lui en temps normal. Ceci dit, ce que Dean s’apprêtait à faire inquiétait beaucoup Jim. Il connaissait l’ainé : il était plutôt du genre à foncer, peu importait dans quoi du moment qu’on y trouvait son compte. Il pria pour que Dean se porte bien et que cette chasse ne soit pas meurtrière pour les frères Winchester qui étaient pour lui à présent de véritables amis puis il regarda son tas de factures qui le narguaient. Elles n’allaient se payer toutes seules et il valait mieux qu’il accélère la cadence s’il ne voulait pas être en retard quand la belle Melinda viendrait le chercher pour aller diner. Et d’ailleurs, lorsqu’il mit le nez dans ses documents comptables, il ne vit évidemment pas le temps passer. Il entendit doucement frapper à la vitrine et aperçut la belle jeune femme quand il comprit qu’il était déjà presque 22h. Il prit sa veste et sortit rapidement où il accueillit sa petite amie avec un petit baiser. Ensemble ils avancèrent dans Alma Street puis s’arrêtèrent à un petit restaurant français où ils passèrent un moment fabuleux. Il était à présent presque minuit quand ils sortirent de l’endroit et il lui proposa gentiment de la raccompagner étant donné qu’elle n’habitait qu’à quelques rues de là. Ils approchèrent alors d’El Camino Park qui était un joli petit endroit boisé. Ils s’avancèrent et étaient seuls dans la place quand ils entendirent un léger grognement. Ils s’arrêtèrent et Jim vit que Melinda n’était pas du tout rassurée. Il la réconforta en lui disant qu’il s’agissait probablement d’un chien égaré. Alors qu’ils continuèrent leur avancée dans un endroit du parc peu éclairé, il la sentit se coller à lui. Il lui sourit puis ils entendirent à nouveau le grognement mais cette fois-ci beaucoup plus prononcé. Ils se stoppèrent ; Jim se sentait épié, il savait qu’on l’observait. Soudain, il vit des branches bouger d’un arbuste et avant qu’il ne comprenne ce qu’il se passe, ils se firent attaquer par le wendigo. Lui se fit arraché littéralement une partie de sa cuisse tandis que Melinda fut déchiquetée sur place. Jim était à terre, complètement assommé, en état de choc et vit de ses yeux ce que cette chose était capable de faire. Immédiatement, il pensa que ce qui venait de les attaquer n’était autre que ce que chassaient les Winchester. Puis il vit le wendigo se rapprocher de lui. Ce dernier le traina lui provoquant des douleurs aigues et fulgurantes dans toute sa jambe et se résonnaient dans son corps. Il comprit qu’il l’éloigna du parc quand il perdit connaissance.


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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Lun 28 Déc - 12:27

Chapitre 10 : Espoirs

Maison Winchester, le lendemain matin,


Sam ouvrit les yeux et s’aperçut qu’il s’était endormi aux côtés de Jess sur leur lit. Il tourna la tête vers le réveil et vit qu’il était déjà 8h30. Il glissa doucement sur le côté et allongea la jeune femme qui ne se réveilla pas. Il se leva, les yeux encore embrumés de sommeil puis arriva dans le salon. Là, il sourit car il vit son frère, affalé sur les livres, endormi. Il se dirigea donc vers la cuisine américaine et commença à faire du café. Cette bonne odeur de café frais réveilla l’ainé. Il s’essuya le petit filet de bave qu’il avait sur le coin de sa bouche puis se retourna vers son frère. Il le rejoignit et ce dernier lui tendit une tasse bien chaude. Il avala quelques gouttes puis observa son cadet.

D : Alors, comment a-t-elle réagi ?
S : Elle a peur. En même temps, ça se comprend, on est sensé se marier dans un mois !
D : Je ne compte pas m’éterniser sur cette ultime chasse.
S : Alors c’est vrai, ce sera ta dernière, après tu raccroches ?
D : Ca m’en a tout l’air. Ecoute Sam j’ai réfléchi. Tu as une vie prometteuse, une femme merveilleuse, je ne veux pas que tu risques ta vie pour ma vendetta personnelle.

Sam s’étouffa presque avec son café. D’ailleurs, il en mit de partout mais qu’importait, il ne croyait pas ce qu’il venait d’entendre.

S : T’en as d’autres de conneries de la sorte parce que celle-là, elle a la palme !
D : Sam…
S : Bon dieu Dean, c’était mon père aussi ! Tu comprends ça ? J’ai bien l’intention d’en finir avec ce wendigo, tout autant que toi !
D : Ok Robin, on se calme !
S : Robin ?
D : Bah ouais, moi je suis Batman alors toi t’es Robin !

Sam n’arrivait pas à croire qu’ils pouvaient encore plaisanter dans un tel moment de tension entre eux. Son frère avait le don pour dédramatiser une situation aussi désespérée pouvait-elle être.

D : Ceci dit, fais gaffe à toi tu veux ?
S : Ouais, et toi aussi ! Bon, dis-moi, t’as trouvé quoi ?
D : (se rapprochant de la table du salon) Bon, on a en tout trois attaques en trois mois. La première au Golf municipal, la seconde à Eleanor Pardee Park et la dernière à Rinconada park.
S : Même s’il se déplace la nuit la civilisation n’a pas l’air de l’effrayer.
D : Ouais, c’est bizarre d’ailleurs.
S : Bah en même temps il va là où il trouve de la nourriture.
D : T’as raison. Le problème c’est que je vois pas où pourrait être son repère. Y a aucun indice dans ce sens.
S : Et on est sûr que les trois agressions viennent de notre gagnant ?
D : Yep, quand tu lis les rapports de police, y a aucun doute !
S : Bah comment t’as fait…
D : Je me suis occupé pendant ma convalescence ! Je trouve tout ce que tu veux sur internet maintenant !

Sam sourit mais il devait tout de même admettre que leurs indices étaient minces et ils n’avaient pas vraiment de pistes. Comment pouvaient-ils prévoir ce qu’un wendigo violent et affamé pourrait faire ! Ils piétinaient et cela n’était pas bon du tout pour un début de chasse. Dean était tout aussi frustré de la situation quand son téléphone sonna. Il vit que c’était David qui essayait de le joindre. Ce n’était pas du tout dans ses habitudes d’appeler Dean.

D : Allo ?
Da : Ouais Dean, c’est David. Je t’appelle car c’est 10h et Jim n’est pas là. C’est pas dans ses habitudes et son téléphone ne répond pas. Ca lui ressemble pas.
D : En effet. Bon, bouge pas, j’arrive.

Dean raccrocha et Sam comprit qu’il y avait un problème. L’ainé lui raconta ce que venait de lui dire David puis ils décidèrent de se rendre au garage mais avant, Sam se dirigea dans sa chambre, se rapprocha de Jess et lui fit un tendre baiser dans le cou. La jeune femme ouvrit les yeux. Dieu qu’elle aimait ce genre de réveil ! Puis Sam lui expliqua la situation et lui dit qu’ils reviendraient au plus vite. Il l’embrassa, ajouta que du café chaud l’attendait dans la cuisine puis partit avec son frère.

Ils se rendirent au garage et arrivèrent quelques minutes à peine après l’appel de David qui les attendait devant l’établissement.

D : Salut David. Alors quand as-tu vu Jim en dernier ?
Da : Bah hier soir en partant à 18 heures.
S : Et tu n’arrives pas à le joindre sur son portable ?
Da : Non, je tombe directement sur la messagerie.
D : On va regarder l’enregistrement de la caméra d’hier soir.

Tous les trois entrèrent puis Dean rembobina la cassette. Ils purent ainsi voir que Jim était parti vers 22 heures, accompagné de sa petite amie. L’ainé regarda sur le bureau de Jim et vu que ses clés de voiture étaient encore là. Il conclut que leur ami ne devait pas être parti bien loin. Dean dit à David de ne pas s’inquiéter et qu’il allait le retrouver. Avec Sam, ils sortirent :

D : On va demander aux commerçants du coin s’ils ne les ont pas vu hier soir.
S : En même temps à l’heure où ils sont sortis ils n’ont pu aller qu’au restaurant.
D : C’est vrai. On va faire ceux de la rue.

Après avoir consultés trois commerçants, les frères obtinrent enfin une réponse positive. Le restaurateur français de la rue les avait servi hier soir et ils étaient partis en direction du parc. En sortant du restaurant, les frères virent des voitures de police rouler à pleine vitesse et s’arrêter devant le fameux parc qu’on venait de leur indiquer à quelques mètres d’eux. Ils s’y dirigèrent aussitôt et Sam alla se faire passer pour un policier en civil et les informations qu’ils réussirent à obtenir ne les rassurèrent vraiment pas du tout. Apparemment il y avait quelques restes humains susceptibles d’appartenir à une femme et il y avait une autre marre de sang d’une personne tierce. Les frères craignirent alors le pire. Ils cherchèrent aux alentours de la scène de crime et réussirent à trouver le portable de Jim. Cette fois-ci, ils en étaient certains : Jim et son amie s’étaient faits attaquer par le wendigo. Ils prièrent pour que leur ami soit encore en vie.


Repère du wendigo,

Jim commençait à se réveiller. Avant même de pouvoir ouvrir les yeux, il sentit son corps lui faire mal et tout particulièrement sa cuisse droite. Il ouvrit les yeux et s’aperçut qu’il avait les mains ligotées à une tuyauterie en pvc. Puis il regarda autour de lui et comprit qu’il devait être dans une sorte de local pour l’électricité et l’eau. Il tourna la tête, et vit des sacs à main et un sac à dos puis il continua son état des lieux en voyant des corps humains dans un sale état où il manquait des membres. Il ne s’en était pas aperçu tout de suite mais à présent l’odeur nauséabonde de corps en décomposition vint lui chatouiller les narines. Il était dégouté de ce qu’il voyait et se demandait comment Sam et Dean pouvaient supporter ce genre de vision d’horreur. Il constata qu’il était le seul survivant et s’attarda sur sa jambe. Il avait la cuisse en sang et pouvait facilement voir qu’un bon bout de chair lui manquait. Il avait vraisemblablement perdu une bonne quantité de sang et d’ailleurs, il le ressentait aisément puisqu’il avait à peine la force d’ouvrir les yeux et de les maintenir ouverts. Puis il s’attarda sur ses liens qui n’étaient autre que de la corde, néanmoins, elle avait l’air vraiment solide et il ne pourrait pas faire grand chose pour s’en libérer. Il avait cependant en tête de pouvoir prévenir Dean, c’était sa priorité et il cherchait à tout prix un moyen mais avant de tenter quoi que ce soit, il devait se libérer les mains. De plus, il savait que son temps était compté car la bête reviendrait vite. Il bougea ses mains et se rendit compte que le pvc n’était pas vraiment très solide, la créature avait dû penser qu’il n’aurait plus la force de songer à s’échapper mais c’était mal connaître Jim ! Il commença alors à tirer sur ses liens et s’appuya dessus de tout son poids. Il sentait le pvc fléchir, se courber et il n’allait pas tarder à lâcher. Mais avant qu’il n’y parvienne, il tenta de prendre appui avec ses jambes sur le sol mais rien que le fait de faire ce geste lui provoqua une douleur fulgurante dans la cuisse. Il arrêta sa tentative de fuite aussitôt et ferma les yeux tout en essayant de réguler sa respiration qui était haletante. Il laissa sa tête aller en arrière pour s’appuyer contre le mur et perdit connaissance sans même s’en apercevoir.


Maison Winchester,

Dean était à la maison entrain de revoir les informations qu’ils détenaient. Sam, lui, était allé voir les rapports des médecins légistes afin d’essayer de trouver un indice, même minime, qui les orienterait vers le pied-à-terre du wendigo. L’ainé était donc dans le salon et de là où il était il entendait Jess entrain de préparer le dîner.
Jess tentait de s’occuper l’esprit. Elle avait une nouvelle importante à dire à Sam mais ne savait pas comment lui annoncer surtout en ce moment où il devait se concentrer sur leur chasse. Alors elle gardait cette information pour elle mais c’était un lourd fardeau à porter. Tandis qu’elle était entrain de mettre la salade dans le plat, elle était dans ses songes ce qui fit qu’elle ne vit pas le saladier s’échouer à terre. Il y avait du verre de partout. Dean réagit aussitôt et la rejoignit. Il lui dit de ne pas bouger afin de ne pas se couper comme elle était pieds nus. L’ainé s’occupa donc de récupérer le plus de morceaux de verre puis il lui dit de s’asseoir sur ses genoux afin qu’il l’amène dans le salon et qu’il puisse terminer à nettoyer. En premier lieu elle ne voulait pas mais elle devait admettre qu’elle avait de fortes chances de se blesser. Ainsi, elle s’exécuta et il la ramena dans le salon. Cette dernière s’assit sur le canapé, l’esprit ailleurs ce que Dean remarqua aussitôt.

D : Qu’y a-t-il Jess ?
Je : Hum ? Rien, pourquoi ?
D : Je t’en prie, je suis peut-être handicapé mais pas aveugle ! Je vois bien qu’il y a quelque chose ! Si mon frère est trop concentré pour le voir, moi je sais que tu es perturbé. Et oui, je suis plus malin que j’en ai l’air !

Jess sourit. Que devait-elle faire ? Après tout, c’était le frère de son homme, il pourrait comprendre tout autant sa situation ! Elle devait saisir cette opportunité :

Je : Et bien je vais te dire quelque chose mais tu dois le garder pour toi. Ce n’est pas le bon moment pour Sam de le savoir.
D : Que veux-tu dire ?
Je : Sam doit rester concentré dans sa chasse, je ne veux pas le perturber, je sais que s’il n’est pas focalisé, cela peut lui couter la vie, ou la tienne.
D : Tu es malade ?
Je : Oh mon dieu non, c’est tout le contraire !
D : Tu m’as perdu là.
Je : Je… je suis enceinte Dean.

L’ainé la fixa, il avait peur d’avoir mal compris ce qu’elle venait de lui dire. Mais quand il la vit sourire, il réalisa la formidable nouvelle qu’il venait d’apprendre et en effet, il percuta pourquoi elle ne pouvait pas donner cette information cruciale à Sam. Il aurait forcément la tête ailleurs et la chasse pourrait mal tournée si c’était le cas. Il devait garder ça pour lui mais il était content pour le jeune couple. Il n’y avait plus que ce fichu wendigo à tuer pour que tout soit impeccable. Au même instant, Sam rentra. Il vit les éclats de verre à terre et Jess pieds nus dans le salon. Il était à la limite de la panique quand Dean se rapprocha de lui et lui expliqua que le saladier lui avait glissé des mains. Le cadet fut soulagé alors que son frère nettoyait tant bien que mal avec le balai. Pendant ce temps, Sam lui expliqua les diverses informations qu’il avait trouvé mais elles étaient sans grande importance. Dean commençait à rager de ne pas trouver de piste ! Son ami était blessé dans le meilleur des cas et lui n’était pas capable de retrouver ce wendigo de malheur ! Le cadet voyait bien que son frère commençait à perdre patience mais ils devaient admettre qu’ils n’avaient aucun moyen de venir en aide à Jim et d’éliminer cette créature. Soudain le téléphone de Dean ce mit à sonner. Il regarda l’écran de son téléphone mais ne reconnaissait pas le numéro. Il répondit tout de même.

D : Allo ?


Repère du wendigo, quelques instants auparavant

Jim reprit connaissance mais le réveil était toujours aussi difficile. Ses forces semblaient le quitter et il comprit aisément que cela venait de sa perte de sang maintenant conséquente. Il devait absolument trouver un moyen de sortir d’ici mais avec une jambe lacérée, le pari semblait compromis. Puis il ouvrit donc les yeux et regarda à nouveau ce grand local malodorant où ses yeux se fixèrent subitement sur les sacs à main exposés à l’opposé de la pièce. A l’intérieur d’un de ces sacs devait bien se trouver un téléphone portable ! Il rassembla donc le peu de forces qu’il lui restait et recommença ce qu’il avait entreprit quelques temps auparavant. Il força sur la canalisation qui ne résista pas longtemps. Il était toujours les mains ligotées mais au moins il pourrait accéder aux sacs. Ne pouvant marcher à cause de sa blessure, il se traina péniblement jusqu’au mur opposé et attrapa plusieurs sacs. Il trouva enfin un téléphone et tenta de composer un numéro mais il devait être là depuis trop longtemps et était déchargé. Il chercha ailleurs et en trouva un autre. Celui-ci semblait encore avoir de la batterie et il tenta sa chance. Il composa le seul numéro qui pourrait lui sauver la vie.

? : Allo ?
Jim : Dean ! C’est moi.
D : Oh mon dieu Jim comment tu vas ? Où es-tu ?
Jim : Euh je sais pas…Mais je vais plus tenir bien longtemps.
D : Et merde, t’es blessé ?
Jim : Ouais, à la cuisse.
D : Bon essaie de me décrire l’endroit où tu es !
Jim : Euh… je suis dans un local… y a des tableaux électriques et des canalisations en pvc… mais c’est tout.
D : Ok, tu peux aller dehors ?
Jim : Je vais essayer.

Jim se traina lentement et douloureusement vers l’entrée du local. Dean, à l’autre bout du fil, entendait son ami gémir tellement la douleur le lançait au moindre mouvement de son corps. Jim n’était à présent plus qu’à un mètre de la porte quand il entendit le wendigo revenir. Il eut à peine le temps de dire « il arrive » qu’il jeta le téléphone plus loin pour que cette chose ne le trouve pas puis il tenta de se rapprocher du mur où il était à l’origine. Mais avant d’y parvenir, le wendigo se trouvait derrière lui, furieux. Jim n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit que la créature l’avait envoyé contre le mur. Ce dernier alla s’écraser contre la paroi murale et s’écroula lourdement sur le sol, inconscient.

Dean qui était à la maison ne pouvait rien faire sinon écouter Jim. Il avait mis le haut parleur pour que Sam l’entende aussi. Puis il comprit soudain que le wendigo était de retour et ils entendirent un bruit sourd suivi d’un grognement. Dean fut pris d’une peur indescriptible, ce son, il le reconnaitrait parmi mille ! Son cœur battait vite et il craignait pour son ami. Il allait de nouveau monter dans une colère noire quand il vit Sam prendre son téléphone et se coller devant son ordinateur. Il le suivit et l’observa qui se connectait sur le site de l’opérateur. Il craqua le système et y entra le numéro du téléphone qu’avait utilisé Jim. Dean comprit où voulait en venir son cadet : grâce au signal GPS de la carte SIM, il pourrait le localiser. En quelques minutes, ils le localisèrent : il était dans le Golf municipal, autrement dit à l’endroit de la première attaque à Palo Alto ! Les frères se regardèrent et sans un mot, ils savaient qu’il était temps de mettre fin à toutes ces tueries une bonne fois pour toute et par la même occasion se venger. Sam embrassa sa femme tendrement et tandis qu’ils se dirigeaient vers la porte, Dean regarda la jeune femme et comprit ce qu’elle voulait : bien sûr qu’il prendrait soin de son frère, maintenant plus que jamais !


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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Lun 28 Déc - 13:18

Crossover Supernatural/Ghost Whisperer, mon esprit en est tout tout content ^^
J'adore tous tes chapitres aussi bien les uns et que les autres, et les évènements qui arrivent aux deux frères XD
C'est vrai, que quand Dean est là, Sam change toutes ses priorités, mais je ne penserais (même si l'état de Dean est désatreux) pas qu'il sombrerait de cette manière ^^
Et la manière dont Dean et Jim se rencontrent What a Face




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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Lun 28 Déc - 16:57

merci bcp pour ta com ca fait plaisir d en avoir !
la suite bientot !


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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Mar 29 Déc - 17:44

avant dernier chap
merci pour la com !

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Chapitre 11 : La chasse à tout prix

Les frères étaient dans l’Impala, Sam au volant et Dean songeur sur le siège passager. Ce que lui avait annoncé Jess quelques instants auparavant lui trottait sans cesse dans la tête. Il s’imaginait déjà ce petit bout de chou né qui ressemblerait à son frère et à Jess. Il sourit inconsciemment car il était fier de son petit frère mais il ne pouvait rien lui dire, pas tant qu’il n’avait pas tué ce foutu wendigo ! Bon dieu, qu’est-ce qu’elle les aura emmerdé jusqu’au bout cette saloperie ! Ceci dit, il devait rester concentré non seulement pour protéger Sammy, mais aussi pour sauver Jim et surtout éliminer une bonne fois pour toute cette créature de malheur. D’ailleurs, il devait mettre les choses au clair avec son frère :

D : Sammy ?
S : Hum ?
D : Je ne veux pas que tu prennes des risques inconsidérés.
S : Ca veut dire quoi ça ?
D : Ca veut dire que c’est moi qui passe devant et que t’es là uniquement pour les renforts. Je veux pas que tu sois blessé. Tu sais, toi t’as Jess qui t’attend alors surtout fais gaffe tu veux ?
S : Je le crois pas ! Alors moi je dois faire gaffe mais toi tu vas te faire tuer mais c’est pas grave ! Toi t’es handicapé donc ta vie est foutu c’est ça ?
D : Non, j’ai pas dit ça mais j’ai pas d’avenir tout tracé Sammy. Toi oui ! Regarde la vie incroyable qui t’attend ! Tout ce que je veux, c’est ton bonheur.
S : Et il ne sera pas complet si tu n’es pas là ! Tu dois le comprendre une bonne fois pour toute ! Ah ça ouais je vais couvrir tes arrières, je vais te coller comme une mouche sur le cul d’une vache ! C’est clair ?

Dean sourit à la boutade de son frère. Bon dieu qu’est-ce qu’il pouvait être borné quand il le voulait ! C’était pas un Winchester pour rien ! Mais ça ne changeait rien à ses plans. Il l’avait promis à Jess et il comptait bien s’y tenir.

D : Bitch.
S : Jerk.

Quelques instants plus tard, les frères arrivèrent à destination. Avec les descriptions qu’avait donné Jim, ils conclurent facilement qu’il devait se trouver dans les locaux d’électricité et des eaux du golf, autrement dit à l’opposé du site, dans un endroit désert et boisé. La nuit était bien tombée, ce qui n’était pas à l’avantage des frérots. Sam sortit de la voiture et dégagea le fauteuil de Dean. Il le déplia et pendant que son ainé s’installait, il observa le fauteuil en question. Dean le remarqua aussitôt.

D : Oh, c’est un fauteuil roulant tout terrain.
S : Tu te fous de ma gueule ?
D : Non regarde, il a des pneus spéciaux. Je l’ai acheté ya quelques jours et j’ai pas eu encore le temps de l’essayer. C’est le moment idéal !

Puis Dean se dirigea vers le coffret tandis que Sam souriait et le rejoignait. L’ainé était entrain de prendre un petit chalumeau qu’il mit dans un sac ainsi qu’un autre qu’il donna à son cadet. Il prit aussi son fusil à canon scié au cas où. Et avant de refermer le coffre, il prit une grenade qu’il mit dans sa poche.

S : Tu ne crois pas que c’est un peu exagéré ?
D : Tous les moyens sont bons !

Il referma le coffre et tous deux se dirigèrent vers le local. Ce dernier se trouvait au milieu d’une petite forêt boisée quelque peu éloignée du golf et vu la forêt vierge qui l’entourait, il ne devait pas y avoir foule qui venait s’en occuper. Ils avançaient donc prudemment mais rien ne semblait paraître qu’un wendigo était dans les parages. Ce fut à ce moment qu’ils aperçurent le local. Ils se regardèrent puis Sam passa devant, prêt à ouvrir la porte tandis que Dean était derrière lui, son fusil à la main.


Après avoir fait son vol plané, Jim avait perdu connaissance et quand il était revenu dans le monde des vivants, il s’aperçut qu’il était de nouveau les mains ligotées mais aussi les pieds. Et ses liens étaient vraiment très serrés. Retour à la case départ mais la différence, c’était que le wendigo était là, entrain de l’observer à l’autre bout de la pièce. Quand ce dernier vit sa proie se réveiller, il comptait bien lui faire payer l’audace qu’il avait eu de vouloir lui échapper. Il avait bien l’intention de lui en faire passer l’envie. Jim le vit se rapprocher de lui, l’air menaçant, il se doutait qu’il allait passer un sale quart d’heure. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait, le jeune homme sentait cette odeur nauséabonde de la mort qui était à peine soutenable. Le wendigo était à présent à quelques centimètres de lui et d’ailleurs il tourna la tête, ne supportant plus ces relents. Il se prépara à souffrir quand il entendit la porte s’ouvrir en fracas. Il regarda dans cette direction et vit Sam ainsi que son frère aux aguets.

Les frères avaient presque cessé de respirer devant cette porte. Ils ne savaient pas ce qui les y attendait car il n’y avait aucune fenêtre et ils ne pouvaient donc pas voir ce qu’il se passait à l’intérieur. Sam s’apprêtait à ouvrir la porte à coup de pied quand Dean mis en joue une cible invisible en direction de l’intérieur du local puis tout alla très vite : une fois la porte ouverte, ils virent que le wendigo était à deux doigts de se jeter sur leur ami. Par pure réflexe, Dean tira. Bien évidemment, cela ne fit qu’énerver la créature d’autant plus mais elle voyait qu’elle était piégée et seule devant les deux chasseurs. D’ailleurs le wendigo reconnu l’odeur de Dean immédiatement. Alors il se précipita tellement vite sur eux qu’ils n’eurent pas le temps de réagir que la créature les bouscula et sortit. Sam fut projeté contre le mur et Dean faillit basculer en arrière mais il se retint contre le mur. L’ainé était fou de rage de s’être fait avoir comme un bleu. Il cria un rapide « occupe-toi de Jim » puis il partit à la recherche du wendigo. Sam se releva rapidement mais quand il regarda à l’entrée du local, son frère n’y était déjà plus. Il ragea quand il se retourna vers Jim : il était extrêmement pâle et semblait à deux doigts de tomber dans l’inconscience. Le cadet observa l’étendu de ses blessures et apparemment celle de sa cuisse était la seule mais elle était de taille puisqu’il arrivait à apercevoir directement l’os. Tout un morceau de chair avait été arraché. Il semblait avoir perdu déjà pas mal de sang et le léger flux ne voulait vraisemblablement pas s’arrêter. Sam jeta un rapide coup d’œil vers la sortie en se demandant si son frère allait bien mais il devait d’abord s’occuper de Jim pour après le rejoindre. Il prit donc sa ceinture et la positionna autour de la cuisse de Jim. Ce dernier était à peine conscient mais quand Sam serra au maximum la ceinture, cela le réveilla aussitôt ! Le cadet lui demanda s’il pouvait marcher mais cela semblait compromis. Le cadet n’attendit pas la réponse qu’il le souleva et le mit sur son épaule. Il courut presque pour atteindre l’Impala où il le déposa sur le siège arrière.

S : Bon, écoute on s’occupe de lui et on t’emmène à l’hôpital. Tu comprends pourquoi on ne peut pas appeler les secours ?
Jim : La police… viendrait.
S : C’est ça. Ecoute, si on est pas revenu dans un quart d’heure, tu les appelles. Tiens, mon téléphone.
Jim : Sam ?
S : Oui.
Jim : Faites gaffe.

Sam opina de la tête puis repartit en direction de son frère en espérant qu’il arrive à les retrouver à temps.


Dean était parti rapidement après avoir récupéré son équilibre et s’être assuré de visu que son frère se portait bien. Il lui donna l’ordre de s’occuper de leur ami puis roula après le wendigo qu’il perdit rapidement de vue. Mais il savait que cette saloperie l’avait reconnu, il l’avait senti lorsqu’ils étaient entrés dans le local, le regard vicieux qu’il avait posé sur lui. Dean n’avait donc pas hésité une seconde à le poursuivre mais à présent il était seul dans le bois. Le golf étant fermé, seule la lumière naturelle de la lune l’éclairait. Il avançait prudemment, et heureusement pour lui la terre était sèche ce qui ne l’empêchait pas de continuer sa route à la recherche du wendigo. Tout était silencieux, beaucoup trop silencieux… Au bout de quelques instants, il entendit des feuillages bouger. De sa main droite il tenait son arme, de l’autre il fit pivoter son fauteuil mais il ne trouva rien, ne vit rien quand il fut attaqué de front par le wendigo qui le percuta de plein fouet, le faisant tomber à terre mais aussi fit tirer le fusil. Lors de la chute, la tête de l’ainé heurta violemment le sol ce qui l’étourdit quelques instants. Quand il reprit ses esprits, il s’aperçut aussitôt qu’il était juste au-dessus de lui. Il eut immédiatement le réflexe de plonger sur le côté car le wendigo l’aurait complètement écrasé de tout son poids. Il se traina jusqu’à son fauteuil mais la créature fut plus rapide que lui et le frappa dans le dos. Dean en hurla, c’était définitivement la partie de son corps la plus sensible depuis l’accident et cette saloperie venait de le comprendre. L’ainé était donc à terre, entrain de souffrir le martyr puisque le wendigo s’y attelait à cœur joie à le frapper et le griffer dans le dos. Dean était à deux doigts de s’évanouir quand il entendit la voix de son frère. Dans un sens cela le soulagea car la douleur s’était amoindrie mais d’un autre, il le savait en danger. Il réussit difficilement à tourner la tête dans leur direction et vit son cadet mettre le feu au chalumeau mais la créature était extrêmement rusée et elle réussit à échapper à la flamme qui ne demandait qu’à l’atteindre. Sam essaya de réagir en conséquence mais c’était trop tard et il reçut un méchant coup de griffes sur l’épaule droite qui le fit lâcher prise aussitôt. Le wendigo se rapprocha lentement du cadet alors que Dean faisait tout pour appeler la chose et permettre ainsi à Sam de récupérer le chalumeau pour en finir mais la créature était rusée et elle fit abstraction des cris de l’ainé. En arrivant à hauteur du chalumeau, elle l’attrapa puis l’envoya voler à plusieurs mètres d’eux. Le cadet ne pouvait à présent plus reculer puisqu’il se trouva acculé contre un tronc d’arbre. Il put apercevoir un sourire sur l’horrible visage du wendigo. Ce dernier n’attendit pas une seconde de plus pour se jeter sur Sam mais ce dernier s’assit au dernier moment et se saisit de son couteau qu’il portait à sa cheville puis poignarda son assaillant en pleine poitrine. Ce geste ne lui plut pas du tout et il se retira dans les bois.
Sam était essoufflé, assit contre l’arbre quand il regarda son frère à terre et en difficulté. Il se précipita vers lui :

S : Hey Dean, ça va ?
D : Ouais. Aide-moi à me remettre sur mon fauteuil tu veux ?

Le cadet aurait d’abord voulu observer les blessures dorsales de son ainé mais il savait qu’il ne le laisserait pas faire. Il l’aida donc et entendait son frère gémir, les mâchoires tellement serrées qu’il aurait pu s’en casser une dent. Une fois sur son fauteuil, Dean respira enfin un bon coup mais il ne devait pas se laisser aller, cette foutue créature était encore là, en vie, énervée, à les épier.

S : Fais voir ton dos.
D : Non, il est encore là.

Le cadet n’insista pas. Soudain, ils entendirent ce grognement que Dean ne connaissait que trop bien. Ils cherchaient tous les deux, regardaient dans tous les sens mais de nuit, ils étaient forcément défavorisés. Puis ils eurent la même idée et à l’unisson se dirent « dos à dos ! » et ils s’exécutèrent. C’était la meilleur façon de couvrir le plus de champ visuel et d’être ainsi les moins vulnérables possibles.

S : Bon pour mon chalumeau c’est foutu, où est le tien ?
D : Dans mon sac, là-bas.

Dean lui montra du doigt son sac à quelques mètres d’eux. Ils se déplacèrent donc ensemble, toujours dans la même position stratégique. Un autre grognement, le wendigo devait s’impatienter mais apparemment il attendait le moment propice pour agir. Sam s’empara du chalumeau et ce fut à cet instant que la créature sortit de l’ombre et se jeta sur eux. Elle fit basculer le fauteuil de Dean et elle s’acharna sur Sam. Elle s’était emparé du chalumeau et frappait le cadet avec. Sam, après quelques coups, était presque anesthésié et ne sentait quasiment plus rien, comme s’il allait s’évanouir. Mais il entendit la voix de son frère raisonner dans la paisible petite forêt.

L’ainé était tombé à terre suite à l’attaque du wendigo et observait son frère se faire battre mais il ne pouvait pas le laisser faire, il avait fait la promesse à Jess que Sam s’en sortirait et il avait bien l’intention de s’y tenir.

D : Hey, saleté, viens-là ! Viens ici si t’en as, je vais te montrer ce que c’est d’emmerder les Winchester !

Automatiquement, le wendigo regarda dans la direction de Dean, elle envoya de nouveau le chalumeau à une dizaine de mètres d’eux. En voyant ça, Dean savait qu’il n’avait plus qu’une seule solution pour en finir une bonne fois pour toute. Sam qui commençait à avoir la vue moins floue vit lui aussi leur dernière chance de tuer le wendigo s’envoler quand il regarda son frère dans les yeux. Non, il ne pouvait pas faire ça !

Le wendigo se rapprocha de Dean et était devant lui à le narguer de toute sa hauteur. Il se demandait bien comment cet humain pouvait bien avoir le cran de lui parler de la sorte mais qu’importait, il prendrait un malin plaisir à le faire souffrir le plus possible ! Soudain, sans comprendre d’où cela pouvait venir, il sentit une petite douleur dans le mollet. Il regarda et s’aperçut que Dean venait d’y planter une lame. Le wendigo allait riposter quand l’ainé tira la lame encore plantée le plus fort possible puis la créature se retrouva à terre. Dean se posa alors sur lui de tout son poids et sortit la grenade de sa poche. Il retira la goupille et la logea au plus profond qu’il put la mettre dans la gorge du wendigo. Ce dernier avait compris et tentait de se libérer de l’emprise du jeune homme mais il y mettait tout son poids. Il avait beau lui enfoncer ses griffes dans les flancs il ne bougeait pas d’un poil.

Sam qui était à terre avait tout vu du moment où il avait aperçut cette étincelle dans les yeux de son frère jusqu’à celui où il lui avait enfoncé la grenade dans le gosier de la créature. Sam tentait difficilement de se relever mais les secondes passaient et l’explosif n’allait pas tarder à s’amorcer. Il vit son frère se faire transpercer par les griffes du wendigo qui voulait à tout prix se libérer mais rien n’y faisait. Alors qu’il avait enfin réussi à se mettre debout, il observa son frère dans les yeux une dernière fois et perçut les quelques mots que son ainé lui dit :

D : Soit heureux toi et ta petite famille mon frère. Maintenant cours !

Sam n’eu que le temps de plonger sur le côté que la grenade explosa pour ne laisser ensuite place qu’au silence complet d’une nuit étoilée.


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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Mer 30 Déc - 18:59

Ton chapitre est vraiment triste et c'est l'avant dernier.


Ben vivement la suite



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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Mer 30 Déc - 19:46



c'est vrai qu'il est triste celui là

mais c'est génial



  
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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Jeu 31 Déc - 10:30

ah je vous avais pas prevenu que cette fic serait triste... oups !

en tout cas merci pour vos coms ! je posterai la suite et fin probablement demain !

encore merci.


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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Ven 1 Jan - 11:15

avant toute chose, bonne année 2010 les enfants ! je vous souhaite plein de sous, la santé et l amour !!!!! (de préférence avec un jared ou un jensen lol)
ensuite chose promise, chose due ! voici le dernier chap de ma fic. Merci a ceux qui l ont suivi et commé, ca fé toujours plaisir pour un auteur d avoir des avis differents, bons ou mauvais ! ensuite vous verrez dans ce chap des petites references a d autres series que j aime bien !
encore merci et gros bisous !

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Chapitre 12 : la vie continue


Winnett, Montana, 5 ans plus tard,

C’était la fin de journée à Winnett. Nous étions dans une saison où il faisait doux, les arbres étaient en fleurs et une légère brise flottait dans l’air. Dans la campagne de cette ville se trouvait une belle maison, traditionnelle, avec un immense terrain. Bobby connaissait la route par cœur. Chaque année et parfois plus, il s’y rendait pour rendre visite à ses amis mais cette date était particulière et pour rien au monde il ne l’aurait manqué. En approchant de la maison, il vit les petites barrières longer le chemin où il aperçut les chevaux de la famille Winchester qui trottaient gaiement dans la prairie. La bâtisse était entourée d’un splendide relief, orné de prairies et de collines aux couleurs vives à cette époque de l’année, en clair, un endroit idyllique et d’ailleurs le vieux chasseur se posait de plus en plus la question s’il n’allait pas venir dans le Montana pour finir ses vieux jours et se prendre un petit ranch ! Il fut sorti de sa rêverie à l’approche de la maison. L’Impala était garée devant et lorsqu’il se gara à côté, à peine eut-il mis le pied dehors que le splendide golden retriever de la famille lui sauta dessus. Il lui fit des câlins et lui dit bonjour puis il se rendit sur le perron de la porte d’entrée et frappa. Jess lui ouvrit et il l’observa. Elle était toujours aussi belle, sa longue chevelure blonde était resplendissante et il vit avec amusement qu’elle avait le ventre joliment arrondi. Il la prit dans les bras, tellement heureux de la retrouver.

B : Et bien, encore un heureux événement ! Mes félicitations ma belle.
Je : Merci Bobby tu es un amour.
B : Où sont les garçons ?
Je : A l’étage. Je te les appelle.

Elle fit donc entrer le vieux chasseur tandis qu’elle appelait « Dean, Sam, venez quelqu’un est arrivé ! ».



Jim approchait à moto. Depuis l’accident, il était dans l’obligation de marcher avec une canne car le wendigo lui avait arraché une partie du muscle de la jambe droite, autrement dit, impossible de conduire, même une automatique. Alors David avait eu la splendide idée de lui proposer de conduire une moto. Ca faisait un baille que cela ne lui était pas arrivé mais ce fut avec la plus grande joie qu’il l’avait fait. Il coinçait sa canne entre le calle pied arrière et celui de l’avant puis partait rouler sur les plus belles routes du pays mais ce jour-ci, le rendez-vous était pris chaque année, il se dirigeait vers Winnett, dans le Montana, région qu’il adorait et dont il prenait grand plaisir à rejoindre surtout qu’à cette période de l’année c’était un vrai bonheur de conduire. Dean lui avait dit un jour que conduire vous permettait de vous vider l’esprit et Jim dut admettre qu’il avait entièrement raison. A son tour, il longea les barrières où les chevaux le suivirent jusqu’à son arrivée. Tout comme Bobby, il emprunta le même chemin et frappa à la porte. Ce fut d’ailleurs ce vieux bougre de chasseur qui lui ouvrit. Ils se serrèrent dans les bras puis Jim entra. Jess arriva à son tour et constata que les garçons n’étaient toujours pas descendus.

Je : Dean, Sam, Jim et Bobby sont là !

Quelques instants plus tard, Sam fut le premier arrivé. Il serra chaleureusement Jim et Bobby dans ses bras, tellement heureux de les revoir en ce jour si symbolique pour tous. Puis on entendit quelqu’un descendre à pleine vitesse dans les escaliers. C’était un petit bout de chou de quatre ans. Il se précipita dans les bras de Bobby qui le prit et le souleva :

B : Dean ! Comment tu vas mon garçon ?
D : Bien oncle Bobby. Et toi, ton dos ?
B : Mais c’est qu’il a de la mémoire ce petit. Je vais bien je te remercie.

Il reposa le petit qui alla se blottir contre Jim. Lui aussi était heureux de retrouver ce petit bout de chou. Puis comme à leur habitude, ils se rejoignirent tous sur la terrasse, côté jardin ou plutôt prairie. Leur terrain était immense, tout ce qu’aurait voulu l’ainé des Winchester : une vie tranquille, dans une ville sympathique avec femme et enfant. Ils étaient tous à table, une bière à la main, en se remémorant des chasses que les frères avaient fait.

S : Et alors là vous auriez vu la tête de mon frère quand il a compris qu’il avait la main collée sur la bouteille de bière ! Oh ça n’avait pas de prix !
B : Tu m’étonnes mais le connaissant, il a dû t’en faire baver aussi !
Je : Oh mais tu sais notre fils en fait de belles aussi je me demande bien de qui il tient ça !
Jim : Et dis-nous alors, c’est pour quand le prochain ?
Je : Dans un mois !
B : Fille ou garçon ?
S : Garçon ! Quoi d’autre chez les Winchester ! Et cette fois-ci, j’étais là pour le voir à l’écho !

Jess et Sam se regardèrent presque tristement. Il était vrai que les conditions pour apprendre qu’il allait être papa pour leur premier enfant n’avaient pas vraiment été propices.

Flashback

Cela faisait six mois que le wendigo avait été détruit par les frères, six mois que Sam était dans le coma. En ayant entendu la déflagration de l’explosion, Jim n’avait pas hésité une seconde et avait appelé les secours de peur que les frères ne soient blessés. Une fois sur place, les pompiers n’avaient trouvé qu’un seul survivant, âgé de la vingtaine et il était apparemment bien amoché. Un trauma crânien, des côtes en bouillies, une épaule lacérée, en bref, ils devaient se dépêcher de l’emmener à l’hôpital. Les policiers sur place avaient trouvé une bague et un pendentif étrange, il devait donc admettre qu’il y avait eu au moins une autre personne lors de l’explosion mais que celle-ci n’avait pas eu la chance du jeune homme. Sam fut donc amené aux urgences et soigné rapidement mais le médecin avait prévenu Jess que le trauma crânien les inquiétait beaucoup. De plus, il lui avoua que Sam était dans le coma et qu’il ne savait pas s’il allait se réveiller un jour mais dès lors, la jeune femme n’avait jamais perdu espoir. Chaque jour, elle venait à l’hôpital, embrassait son bien aimé sur le front et passait quelques instants avec lui. Pendant six mois, elle recommençait, jour après jour. Mais en cette journée de février, alors que Jess regardait la pluie tomber, elle entendit du bruit en direction de Sam. Elle vit ses paupières bouger, comme s’il rêvait et c’était tout à fait le cas :

Sam, après cette longue période où il ne fut que dans les ténèbres, se retrouva soudainement dans un endroit familier : leur maison à Palo Alto. Il était dans la cuisine, quand il entendit du bruit dehors côté jardin. Il sortit et aperçut Dean, assit tranquillement sur une chaise, les pieds sur la table et une bière dans la main.

D : Approche Sam, vas-y prends-en une, c’est un régal !

Sam ne savait pas trop quoi faire mais quand il observa son frère et que celui-ci lui fit un sourire moqueur, il savait qu’il pouvait avoir confiance. Il prit à son tour une bière puis se positionna comme son frère. Ils étaient bien, la plénitude les habitait et rien ne pouvait interrompre ce moment magique :

D : Tu sais Sammy, il est temps pour toi d’y aller.
S : Mais pourquoi, je suis bien là avec toi.
D : Tu ne peux pas rester. Bon, je devais pas te le dire mais au point où j’en suis, je risque plus grand chose !
S : Mais de quoi tu parles ?
D : Tu vas être papa petit frère ! C’est pas génial ça ! C’est pour ça que tu dois y retourner !

Sam sourit. C’était vrai que rien que l’idée d’être papa l’enchantait à un tel point qu’il en était vraiment heureux. Mais cette joie disparut aussitôt car si lui devait redescendre parmi les vivants, qu’en était-il de son frère ?

S : Tu viens avec moi ?
D : A ça mon Sammy, ça ne va pas être possible. J’ai toujours été là pour toi mon frère mais il est temps pour toi de prendre ton envol ! C’est maintenant à toi de prendre soin de ton petit gars !
S : Je veux pas te quitter !
D : Oh mais tu sais, je ne suis pas seul ! Je suis avec papa et maman. On rattrape le temps perdu et toi non plus tu ne seras pas seul, je te le garantie ! Je te demande juste une chose.
S : Quoi donc ?
D : Dis à Jess que j’ai tenu ma promesse.
S : Ca veut dire quoi ?
D : Ca mon grand c’est entre elle et moi et je t’interdis de la harceler pour savoir de quoi je parle. C’est compris ?
S : Yes sir.
D : Allez, on t’attend. Moi je vais m’en boire une autre.

Sam sourit, son frère avait le don, même mort, d’avoir le sens de l’humour dans toutes les situations possibles et inimaginables. Il se leva donc, se dirigea vers la porte d’entrée de la maison mais se retourna une dernière fois.

S : Dean ?
D : Oui.
S : Comment tu sais que c’est un garçon qu’on va avoir avec Jess ?
D : Mais quoi d’autre chez les Winchester ? Au revoir petit frère.

Ce fut à cet instant que Sam se réveilla enfin, au grand soulagement de Jess. Après toute une batterie d’examens, ils se retrouvèrent enfin seuls. Les blessures de Sam avaient toutes guéri mais ses muscles s’étaient atrophiés. Il était donc allongé quand Jess entra dans la chambre. Il vit automatiquement son petit ventre arrondi. Il sourit et repensa à ce que son frère lui avait dit dans son rêve.

Je : Mon amour, tu m’as tellement manqué.
S : A moi aussi mon cœur, tu n’as pas idée.
Je : Ecoute, je sais que c’est pas vraiment le moment mais tu vas forcément finir par l’apprendre…
S : Si c’est à propos de mon frère, je suis au courant.
Je : Mais comment ?
S : Je le sais, c’est tout, sache juste que Dean dit qu’il a tenu sa promesse… Alors, c’est un petit garçon ?
Je : Comment le sais-tu ?
S : Un ange me l’a dit.

Jess l’embrassa, quelque peu troublée mais contente de ce que lui avait dit son homme à propos de Dean puis Sam mit la main sur le ventre de sa femme et sentit les coups de pieds que son fils donnait.

Fin Flashback


(ndla : je vous conseille d’écouter « Lay it down slow » de Spiritualized qui va vraiment très bien avec la prochaine scène)

Sam regarda Jess et tous les deux eurent une pensée pour ce jour-ci où il s’était réveillé. Le silence s’était doucement imposé et tous regardaient Dean entrain de jouer devant eux. Puis le soleil commençait à se coucher, c’était l’heure. Ensemble, ils se levèrent, à l’unisson, c’était comme un signal, ils savaient qu’ils devaient y aller, comme chaque année depuis cinq ans. Sam prit son fils dans les bras et tous marchèrent pendant quelques minutes pour arriver sur une clairière où une pierre, splendidement travaillée telle une stèle, avait été posée. Tous s’arrêtèrent devant cette pierre. Sam posa son fils puis Jess lui donna un bouquet de fleurs. Le petit bonhomme le prit et alla le poser au pied de la stèle puis revint vers son père qui le prit dans les bras à nouveau. Ils restèrent tous là, quelques secondes, juste assez pour se recueillir. Le soleil se couchait quand le petit posa une question à son père :

D : Papa ? Si Dean était mon tonton, ça veut dire que t’étais son frère ?

Sam sourit, si cela était évident pour eux, cela était une découverte pour ce petit gars.

S : Oui mon fils. C’était le meilleur des grands frères. Il a toujours pris soin de moi, et encore aujourd’hui, je suis sûr qu’il veille sur nous de là haut.
D : Moi aussi je serai le meilleur des grands frères !
S : Ca je le sais déjà mon fils. Tu sais, tonton Dean disait toujours « la famille…
D : … c’est tout ce qui compte ! »

Tous rigolèrent et ils reconnurent l’ainé des Winchester dans les yeux de ce bout de chou. Sam ébouriffa les cheveux de son fils puis le posa à terre. Il courut dans la clairière. Puis tous un, à un, passèrent devant la tombe et la touchèrent pour rejoindre le garçon ensuite. Il ne restait plus que Sam qui se rapprocha de la pierre, embrassa sa main puis la posa sur la stèle. Puis il rejoignit les autres tandis que sur la pierre on pouvait lire « Dean Winchester, le meilleur grand frère, tonton et ami au monde ».


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JaredSam
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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Ven 1 Jan - 19:03

Je viens de lire ton dernier chapitre et la j'arrête pas de

Bravo ta fic est vraiment génial

Tu en écriras une autre ?



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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Ven 1 Jan - 19:51

bah ecoute j en ai presque fini une axée sur la fin de saison 2 mais en attendant je vais peut etre vous en mettre une autre que j avais sous le coude donc je la mettrai si ca vous interesse. Elle s appelle en territoire ennemi et le resumé est le suivant : Quel chemin prendre lorsque vous vous embarquez sur un territoire ennemi? C'est ce qu'on vont découvrir les frérots mais comment chasser ce qu’on ne connaît pas ? Et c’est d’autant plus difficile quand les fantômes du passé vous tourmentent…

ki n en veut ????? Wink

en tout cas merci pour tes coms ca fait super plaisir !!!! un tres grand merci !


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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Sam 2 Jan - 11:51

Wow c'est magnifique

j'espère que tu en écrira d'autres car j'ai adoré te lire



  
RIP Chester à jamais dans nos cœurs   Sad
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vane
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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   Sam 2 Jan - 12:36

merci laeti c gentil d avoir lu ma fic et surtout de laisser des coms encourageantes !

merki merki merki !


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MessageSujet: Re: Abandon (AU)   

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